1970, 6 février - Doris Faucher, 23 ans; et Majella Bouchard, 25 ans

 

Majella Bouchard

Homicide par un ex-conjoint – Double homicide – schizophérnie – arme à feu (carabine .30-30)
Doris Faucher

Sainte-Foy – 710, rue de Norvège

Michel Lebourhis, 25 ans, acquitté pour aliénation mentale

Le 6 février 1970, Doris (ou Dorisse) Faucher et son conjoint, Majella Bouchard, ingénieur originaire de Montréal, étaient assassinés dans leur appartement de la rue de Norvège, à Ste-Foy. Le crime se serait produit vers 4h00 du matin, lorsqu’un homme a arraché le crochet d’une porte afin de surprendre le couple dans leur sommeil. Certains articles publiés à l’époque de l’incident parlent de traces de lutte, mais Bouchard a été atteint de trois projectile de calibre .30-30, au thorax et à l’abdomen. Quant à elle, sa conjointe a été tuée d’une balle dans la nuque et d’une autre dans le dos.[1] Tous deux ont été retrouvés nus et baignant dans leur sang. Bouchard était étendu dans le couloir, près de la salle de bain, « tandis que Mme Bouchard était sans vie dans une chambre, le corps à demi étendu sur le petit lit qu’avait occupé, jusqu’à ces mois dernier, son fils Eric. »

Le concierge de l’immeuble, alerté par les coups de feu et une coulisse de sang qui s’étendait sur le mur de son logis, a contacté les policiers. Selon Le Soleil, Michel LeBourhis, 25 ans, qui habitait au 727 de la rue Dalquier à Ste-Foy, a rapidement été arrêté et conduit derrière les barreaux. « Un peu plus tôt, le jeune homme d’origine française, portant la barbe et les cheveux longs, avait été amené au palais de Justice, mais à cause du fait qu’un mandat avait déjà été émis par le coroner, le juge Yvon Sirois a refusé de prendre la comparution. Une enquête du coroner sera tenue au début de la semaine prochaine. »[2]

En fait, Doris Faucher avait habité chez LeBourhis avant son mariage avec Bouchard. Suite à la cérémonie, LeBourhis et son père auraient repris de force son fils des bras de Doris. Depuis décembre 1969, la Cour supérieure était saisie du dossier concernant le présumé enlèvement du fils de Mme Bouchard. Le couple prétendait que les conditions dans lesquelles étaient l’enfant ne convenaient pas.

Au moment de sa mort, Doris étudiait à l’Université Laval, tandis que père LeBourhis y travaillait comme technicien.

Le 3 décembre 1970, Michel LeBourhis a été acquitté par un jury pour cause d’aliénation mentale. La défense aurait mis en preuve qu’au moment du crime il traversait une crise de schizophrénie paraonoïaque. L’accusé était défendu par Me Guy Bertrand.[3]



[1] « Jeune couple abattu à la carabine à Ste-Foy », La Tribune, 7 février 1970, Revues et journaux québécois, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

[2] Jos.-L. Hardy, « Michel LeBourhis est conduit à la prison de Québec en rapport avec le double assassinat de M. et Mme Magella Bouchard, de Sainte-Foy », Le Soleil, 7 février 1970, Revues et journaux québécois, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

[3] Jean-Claude Rivard, « Lebourhis est acquitté pour cause d’aliénation mentale », Le Soleil, 4 décembre 1970, Revues et journaux québécois, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

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