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1716, 28 septembre-2 octobre - Charles Fustel, 23 ans

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  Homicide argumentati f – arme blanche ( épée ) – duel    Québec, rue Saint-Pierre – 1 SC   Jacques Maleray Delamoillerie , père de Louis-Hector de la Mollerie tué deux ans plus tôt, condamné par contumace à être décapité.   Le 28 septembre 1716, au cours d’une partie de billard, une dispute a éclaté entre le militaire Jacques Maleray Delamoillerie et un jeune marchand du nom de Charles Fustel. On croit que Fustel a été le premier à dégainer son épée, mais Delamoillerie a eu la sagesse de sortir de l’auberge. Fustel l’a cependant suivi dehors pour continuer de l’invectiver. Delamoillerie a finalement perdu son sang - froid et l’a frappé d’un coup de poing à la tête. Fustel a donc de nouveau sorti son épée et cette fois son adversaire a fait la même chose. Après quelques échanges à l’épée, Fustel a été blessé de trois coups, dont un à la poitrine, et conduit à l’Hôtel-Dieu de Québec. Il a succombé le 2 octobre.   Puisque Delamoillerie a pris la fuite, on lui a fait un proc

Le DHQ, rien que pour vous!

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  Le Dictionnaire des homicides commis au Québec , surnommé le DHQ, s’intéresse à toutes les causes d’homicides commis sur le sol québécois, et cela depuis l’arrivé e de Samuel de Champlain , en 1608 , jusqu’à aujourd’hui.    Le DHQ propose une classification qui se base principalement sur certaines recherches américaines. Nous pensons qu’une meilleure classification deviendra un outil précieux pour dresser certaines corrélations entre des types d’homicides et même à mieux résoudre certains d’entre eux.     Le DHQ n’a aucune prétention scientifique, mais il propose une façon d’étudier les homicides, tout en espérant en faciliter le repérage et susciter le partage de l’information.     I l n’existe aucune base de données pouvant permettre d’assurer au lectorat la présentation d’une exhaustivité sans faille de tou s les homicides. Le présent ouvrage est donc, par définition, incomplet. En revanche, il représente le projet le plus accompli sur le sujet.   Aucun livre sur le marché ni

L'affaire Katherine Beaulieu

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  Katherine Beaulieu Le 3 mai 2010, Katherine Beaulieu, une jeune femme de 21 ans qui étudiait en marketing à l’Université de Trois-Rivières, s’est rendu à la fête anniversaire d’une amie en fin d’après-midi. Un peu plus tard, elle a repris la route afin de rentrer chez elle. Il était donc 19h00 lorsqu’elle s’est retrouvée sur l’autoroute 55, en direction sud, vers Trois-Rivières. Alors qu’elle roulait à la hauteur du village de Saint-Étienne-des-Grès, une voiture est soudainement arrivée en sens inverse. Katherine n’a pu l’éviter et les deux véhicules se sont frappé de plein fouet. Katherine, qui était fille unique, est décédé sur place. Le conducteur d’un camion qui la suivait a tout juste eu le temps de freiner pour éviter lui-même la collision. Par la suite, il s’est affairé à faire ralentir les autres véhicules qui arrivaient derrière lui. La conductrice de la voiture qui

Légitime défense face à un vieil homme de 78 ans?

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  Roland McClure, 25 ans.             Le 19 juin 1966, Roland McClure, 26 ans, se trouvait dans le grill d’un hôtel de Rock Island, en Estrie, en train de vendre des billets pour un shower mixte. « Il avait bu six ou sept grosses bouteilles de bière. Selon lui, M. Kerr a voulu acheter un billet d’une valeur de 1.25$. Le vieillard a présenté environ 25 cents en monnaie pour obtenir le billet. McClure lui a souligné qu’il manquait 1$. M. Kerr a alors tenté de lui enlever le billet. McClure a poursuivi en disant que « le vieux » lui a donné trois coups de poings et un quatrième comme il partait. » [1]             Lors de l’enquête du coroner, le principal témoin a été McClure lui-même, un homme de 5 pieds et 11 pouces pesant 185 livres. Il a cependant avoué avoir frappé Kerr et que celui-ci était tombé. Selon Jean-Guy Rodrigue, un témoin de la scène, il a vu McClure donner une poussée avec sa main ouverte à Kerr, qui mesurait 5 pieds et trois pouces pour 140 livres. Rodrigue a ensuite e

Le meurtre non résolu de Louiseville, 60 ans plus tard

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  1964, 5 octobre – Joseph Béland, 58 ans Joseph Béland             Joseph Béland était gardien de nuit pour la manufacture Empire Shirt, à Louiseville. Au cours de la nuit du 5 octobre 1964, son collègue Georges-Étienne Lebrun, 45 ans, a ouvert la porte, croyant que son remplaçant arrivait pour son quart de nuit, mais il s’est plutôt retrouvé face à trois bandits cagoulés. Il a sauvagement été battu. Lorsque Béland s’est présenté, il a été ligoté et enseveli « sous une lourde pile de matériel où il est mort suffoqué. » [1] C’est à cet endroit que les policiers allaient le retrouver, peu de temps après.             Pendant ce temps, les bandits enveloppaient le coffre-fort de linge humide avant de le faire sauter. Malheureusement pour eux, le coffre-fort contenait seulement des papiers sans valeur. Frustrés, ils ont assommé Lebrun avant de quitter les lieux.             Une

1348 rue Torrence

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  Rue Torrence, à Montréal. Se pourrait-il qu’un tueur en série ait sévi à Montréal dans les 1960 avant de disparaître définitivement sans que personne puisse l’identifier? C’est du moins ce que des journaux de l’époque nous laissent comme héritage. Le 13 juillet 1963, La Presse mentionnait qu’on avait retrouvé, la veille, le corps d’un homme nu dans une maison désaffectée située au 1348 rue Torrence, dans l’ouest de Montréal. Il avait encore une serviette enroulée autour de son cou. À l’époque, si on se fie aux journalistes, il s’agissait d’un quartier noir. On s’est même amusé à le surnommer le Harlem de Montréal. L’article mentionnait qu’il s’agissait probablement d’un autre règlement de compte de la pègre, mais on était probablement loin du compte. L’identité de la victime n’était pas encore connue. Le lecteur avait eu droit à deux paragraphes seulement. Puis, dans le Dimanche-Matin du 14 juillet, on apprenait qu’au matin du samedi 13 juillet, au lendemain de la découvert