Messages

Affichage des messages portant l'étiquette meurtre

Le tueur avait oublié la montre

Image
Photo du corps de Claire qui a permis de  l'identifier. Dans la soirée du 27 février 1965, c’est un automobiliste qui circulait près du parc Maisonneuve, à Montréal, qui a remarqué le corps d’une femme qui gisait à demi-nue en bordure du trottoir. Celle-ci était gelée et portait plusieurs marques de coups. On a estimé qu’elle était âgée dans la trentaine. Tout ce qu’elle portait c’était un haut de pyjama et une montre. Sa mort remontait à plusieurs heures. Une semaine plus tard, les enquêteurs ont découvert que la montre avait été réparée 3 ans plus tôt par un bijoutier de Montréal. La personne qui était venu récupérer le bijou avait signé « Mme Paré ». Dès lors, on pensait détenir au moins le nom de famille de la victime. C’est donc avec ces quelques informations qu’on a publié la photo du corps. On demandait l’aide du public pour l’identifier formellement. On estimait maintenant son âge entre 18 et 25 ans. Elle mesurait 5 pieds et un pouce et avait les yeux bruns, les cheveux c

Un meurtre résolu 24 ans plus tard!

Image
  2000, 28 avril – Guylaine Potvin , 19 ans Homicide sexuel – Strangulation – Viol Saguenay, Jonquière, 3897 rue Panet – 1 SC Marc-André Grenon, 47 ans (2022), prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. Le 28 avril 2000, c’est dans le sous-sol d’une résidence pour étudiants, situé près du Cégep de Jonquière, à Saguenay, qu’on a retrouvé le corps de Guylaine Potvin, 19 ans. La jeune femme avait été étranglée, violée et battue dans son propre lit. [1] Guylaine a été identifiée par son amie Audrey St-Pierre. Selon le rapport du coroner Michel Miron, l’autopsie a été pratiquée par le Dr Claude Pothel au Laboratoire de sciences judiciaire et de médecine légale de Montréal. Le responsable de l’enquête était l’agent Pierre Lévesque de la police municipale de Jonquière. Puisque les enquêteurs n’arrivaient pas à amasser suffisamment de preuve pour désigner un suspect, le rapport du coroner contient très peu d’information. L’affaire était destinée à demeu

Le meurtre non résolu de Louiseville, 60 ans plus tard

Image
  1964, 5 octobre – Joseph Béland, 58 ans Joseph Béland             Joseph Béland était gardien de nuit pour la manufacture Empire Shirt, à Louiseville. Au cours de la nuit du 5 octobre 1964, son collègue Georges-Étienne Lebrun, 45 ans, a ouvert la porte, croyant que son remplaçant arrivait pour son quart de nuit, mais il s’est plutôt retrouvé face à trois bandits cagoulés. Il a sauvagement été battu. Lorsque Béland s’est présenté, il a été ligoté et enseveli « sous une lourde pile de matériel où il est mort suffoqué. » [1] C’est à cet endroit que les policiers allaient le retrouver, peu de temps après.             Pendant ce temps, les bandits enveloppaient le coffre-fort de linge humide avant de le faire sauter. Malheureusement pour eux, le coffre-fort contenait seulement des papiers sans valeur. Frustrés, ils ont assommé Lebrun avant de quitter les lieux.             Une

1348 rue Torrence

Image
  Rue Torrence, à Montréal. Se pourrait-il qu’un tueur en série ait sévi à Montréal dans les 1960 avant de disparaître définitivement sans que personne puisse l’identifier? C’est du moins ce que des journaux de l’époque nous laissent comme héritage. Le 13 juillet 1963, La Presse mentionnait qu’on avait retrouvé, la veille, le corps d’un homme nu dans une maison désaffectée située au 1348 rue Torrence, dans l’ouest de Montréal. Il avait encore une serviette enroulée autour de son cou. À l’époque, si on se fie aux journalistes, il s’agissait d’un quartier noir. On s’est même amusé à le surnommer le Harlem de Montréal. L’article mentionnait qu’il s’agissait probablement d’un autre règlement de compte de la pègre, mais on était probablement loin du compte. L’identité de la victime n’était pas encore connue. Le lecteur avait eu droit à deux paragraphes seulement. Puis, dans le Dimanche-Matin du 14 juillet, on apprenait qu’au matin du samedi 13 juillet, au lendemain de la découvert

Le meurtre non élucidé de Mario Bureau

Image
  Meurtre par contrat – Arme à feu (M-1 et fusil de chasse) Erreur sur la personne? Charlesbourg, en face du 340 de la rue Sapinière-Dorion – 2 SC Non élucidé. Le 29 janvier 1974, deux motards originaires des Cantons-de-l’Est, Mario Bureau, 19 ans, et Mario Demers, 18 ans, ont été abattus de rafales de mitraillette M-1 et de décharges de fusil. Au moment où ils ont été tués, ils se trouvaient dans leur voiture, une vieille Ford, en face du 340, rue Sapinière-Dorion à Québec. Mario Bureau est décédé de ses blessures, mais Mario Demers a survécu à l’attentat. On raconte que l’une des victimes ressemblait à Réjean Laflamme, un membre des Pacific Rebels. De plus, leur vieille Ford était semblable à celle dont se servaient Jean-Claude Talbot et Serge Létourneau, deux autres membres du gang. Ces détails pourraient laisser entendre qu’il y a eu erreur sur la personne. Selon une version, les tireurs auraient été au nombre de quatre. Les armes et des cagoules ont été retrouvés un peu pl

Le meurtre non élucidé de Milia Abrar, 22 ans

Image
  Milia Abrar, 22 ans. 1998, 20 octobre – Milia Abrar , 22 ans Homicide à motif indéterminé – arme blanche (couteau) Montréal, parc Angrignon – 1 SC Non élucidé. Le 20 octobre 1998, c’est dans les toilettes du parc Angrignon, à Montréal, qu’on a retrouvé le corps de Milia Abrar, une jeune étudiante de 22 ans. Ce sont deux employés de la Ville de Montréal qui ont fait la découverte vers 16h45. La victime était assise sur les toilettes et ses vêtements étaient intacts. Les traces de sang observés sur les lieux semblaient démontrer qu’il y avait eu bagarre. Selon ce que la police a révélé à La Presse , la victime n’aurait pas été agressé sexuellement mais elle a succombé après avoir reçu plusieurs coups de couteau à l’abdomen et dans le dos. Ses proches soupçonnaient une connaissance de la victime. À l’époque des faits, la police laissait entendre qu’elle était sur le point de résoudre l’affaire. Or, il n’y a jamais eu d’arrestation en lien avec ce dossier.

Du nouveau sur la chaîne YouTube

Image
 Vous l'aurez peut-être déjà constaté, depuis quelques semaines je poste régulièrement de courtes vidéos sur ma chaîne YouTube afin de vous partager plus facilement certains faits et découvertes. Ce médium est maintenant une autre façon de me suivre et de partager ensemble nos connaissances à propos des dossiers judiciaires du Québec. Rendez-vous chaque matin de semaine sur ma chaîne YouTube. Une vidéo y sera publié quotidiennement dès 6h00 le matin, du lundi au vendredi. C'est un rendez-vous!

1990, 2 janvier - le meurtre non résolu de Jacques Bernard, 50 ans

Image
  Jacqueline Bernard Le 1 er janvier 1990, Jacqueline Bernard a participé à une fête du Nouvel An chez sa fille avant de remonter chez elle, dans l’appartement au-dessus, en fin de soirée. Le 2 janvier, vers 9h00, Jacqueline Bernard, une mère de famille de 50 ans, est retrouvée chez elle par l’une de ses filles, Marlène Toupin, 23 ans, dans l’appartement no 1 du 1076 de la 1 ère Avenue, à Pointe-aux-Trembles. Celle-ci habitait le logement au-dessous de celui de sa mère. La victime, qui occupait le loyer depuis le début décembre 1989, est morte quelques heures plus tôt. On croit qu’elle a été frappée à plusieurs reprises à la tête par un objet contondant. Elle gisait sur un matelas qui avait été placé sur le plancher de la chambre à coucher. Plus tôt, lors d’une fête du Nouvel An organisée chez sa fille, celle-ci dira l’avoir vu couchée sur un matelas la tête dissimulée par une couverture. Croyant qu’elle dormait, Marlène était retournée chez elle en refusant de la déranger. Selon un

Le féminicide, c'est pas nouveau!

Image
  Roland Fiset a tué sa conjointe en 1947.     Les féminicides font parler depuis le début de l'année 2021, comme si le mot apportait du nouveau à un phénomène qui, malheureusement, est vieux comme le monde. Les femmes victimes de meurtre, en particulier d'un conjoint jaloux, possessif et manipulateur, n'ont certainement pas fini de s'accumuler.     Selon certaines études, c'est dans une proportion d'environ 40% que les femmes seraient victimes d'homicide au Québec ... euh, pardon, de féminicide! Donc, 60% des victimes sont des hommes. Certes, ce n'est pas l'impression que nous laisse les médias.     Les recherches que j'effectue en ce moment et qui aboutiront peut-être en un projet d'écriture, m'amènent à découvrir des centaines de cas d'homicides commis au Québec. Devant une telle masse d'informations, on arrive à se dire que, malgré la bonne volonté des médias à nous inculquer un meilleur vocabulaire pour mieux décrire les fai

Le meurtre non résolu du petit Ralph Andosca

Image
  Cette illustration a été publiée en 1962 dans Le Petit Journal afin d'illustrer le meurtre non résolu du jeune Andosca, survenu en 1905. Le petit Ralph Andosca était un garçon de 12 ans. Le 16 août 1905, il s’est rendu à une source d’eau potable avec son ami James Todd afin de remplir le baril qu'ils transportaient dans un tombereau, une voiture de charge montée sur deux roues et tirée par un seul cheval. Ensuite, ils devaient revenir vers un campement composé d'environ 150 ouvriers qui s'affairaient à construire la voie ferrée entre Kingsbury et Windsor Mills, en Estrie. Sur place, le père de Ralph, Frank Andosca, s'occupait ensuite à redistribuer l'eau afin de rafraîchir les travailleurs. À leur retour de la source, après avoir rempli leur baril, Andosca montait un cheval, tandis que Todd conduisait l'autre cheval qui tirait le tombereau. Il était environ 18h00 lorsque les deux garçons revenaient sur la route entre Windsor Mills et Melbourne, non loin d

Réponse du FBI sur l'enquête de Sault-au-Cochon

Image
Lettre du FBI reçue le 5 juillet 2021.     En lisant dans les journaux de 1949 que les autorités canadiennes auraient fait appel au Federal Bureau of Investigation, mieux connu sous l'acronyme de FBI, parce qu'il y avait trois Américains parmi les victimes, je ne pouvais pas laisser cette piste sans réponse.     Dans un premier temps, j'ai donc vérifié les dossiers du FBI qui ont déjà été déclassés et qu'on peut retrouver sur leur site Internet. Puis, ne trouvant aucune trace d'une quelconque enquête en lien avec la tragédie de Sault-au-Cochon, j'ai voulu les contacter pour leur poser la question directement. Ceux-ci m'ont exigé de faire une demande par courrier régulier.     Le 5 juillet dernier, dans une lettre datée du 28 juin 2021, je recevais leur réponse: le FBI ne garde aucune trace dans ses archives du drame survenu le 9 septembre 1949 à Sault-au-Cochon.     Une telle réponse peut sembler décevante, mais pour un chercheur comme moi qui souhaite explo

Victimes de Sault-au-Cochon: Bernadette Charest et ses trois enfants

Image
Pierre tombale de Bernadette Charest et de ses trois enfants, tous victimes de la tragédie de Sault-au-Cochon, survenue le 9 septembre 1949. Ils ont été inhumés dans le cimetière St-Charles, à Québec (photo: Eric Veillette, 2021) Depuis la sortie de mon livre "Sault-au-Cochon, tome 1, Le crime du siècle" en avril dernier, j'ai d'abord reçu sans le demander de nouvelles informations concernant certaines victimes. Depuis, je me suis mis en tête de poursuivre les recherches et de tout tenter pour en apprendre le plus possible sur le passé des 23 victimes. Voilà qui m'a amené à visiter le cimetière St-Charles, à Québec, le 6 juin 2021. La modeste pierre tombale qui rappelle les décès tragiques de Bernadette Charest et de ses trois enfants n'est certainement pas à la hauteur du drame. Née en 1912, Bernadette Charest a épousé Roméo Chapados le 8 novembre 1947. Au moment du drame, le couple vivait à Baie Comeau avec trois enfants: Jean-Claude Chapados, 13 ans, Fleure

Sault-au-Cochon, le crime du siècle

Image
  C’est le 22 avril, à 19h00, qu’aura lieu le lancement officiel de mon plus récent ouvrage : Sault-au-Cochon, le crime du siècle . Je vous invite à consulter immédiatement ma chaîne YouTube à l’adresse suivante afin de vous préparer à la diffusion du lancement : https://www.youtube.com/watch?v=iy5AuCcAp1A Le 9 septembre 1949, c’est à l’est de la ville de Québec, au-dessus d’un endroit appelé Sault-au-Cochon, qu’est survenu le tout premier attentat aérien en Amérique du Nord. L’explosion d’un appareil de type DC-3 a entraîné la mort de 23 personnes. Rapidement, la police a identifié trois suspects, en plus de découvrir le mobile du crime. Aucun autre crime de ce genre ne s’est répété dans l’histoire judiciaire du Québec. Sault-au-Cochon, le crime du siècle est le premier tome d’une trilogie qui raconte les circonstances de l’attentat mais surtout le procès d’Albert Guay, un homme qui souhaitait se débarrasser de sa femme afin de pouvoir vivre avec sa jeune maîtresse. L’affaire d

Combien de temps pour étudier un procès?

Image
 

Bonne année 2021!

Image
 

Méthodologie utilisée pour mes analyses de procès criminels

Image
 

1971, 17 janvier - Alice Paré

Image
  Alice Paré Homicide sexuel? – strangulation Drummondville Non élucidé Alice Paré est née le 4 janvier 1957.   En 1971, on la décrivait comme une jeune fille de 14 ans plutôt « fluette » de 70 livres et mesurant 4 pieds et 5 pouces.   Elle habitait avec ses parents au 667 boulevard Mercure, à Drummondville. On la considérait comme une étudiante modèle et très rangée. Le mercredi 17 février 1971, Alice se rendit à son cours de flûte traversière au CEGEP de Drummondville, au pavillon de musique Gilles Fortin, situé au 466 rue Saint-Jean.   Le cours devait avoir lieu de 17h30 à 18h00, mais elle se présenta en retard d’une dizaine de minutes.   Le professeur, Marcel Saint-Jacques, n’avait pu attendre plus longtemps et il était parti.   Déçue, Alice emprunta 5¢ à Louise Larocque, une amie de son âge, et une autre pièce de même valeur à Jean Vanasse, 19 ans. En sortant du pavillon, Alice traversa la rue St-Jean pour entrer dans une cabine téléphonique avec l’intention de téléphone