Le tueur avait oublié la montre

Photo du corps de Claire qui a permis de 
l'identifier.

Dans la soirée du 27 février 1965, c’est un automobiliste qui circulait près du parc Maisonneuve, à Montréal, qui a remarqué le corps d’une femme qui gisait à demi-nue en bordure du trottoir. Celle-ci était gelée et portait plusieurs marques de coups. On a estimé qu’elle était âgée dans la trentaine. Tout ce qu’elle portait c’était un haut de pyjama et une montre. Sa mort remontait à plusieurs heures.

Une semaine plus tard, les enquêteurs ont découvert que la montre avait été réparée 3 ans plus tôt par un bijoutier de Montréal. La personne qui était venu récupérer le bijou avait signé « Mme Paré ». Dès lors, on pensait détenir au moins le nom de famille de la victime. C’est donc avec ces quelques informations qu’on a publié la photo du corps. On demandait l’aide du public pour l’identifier formellement. On estimait maintenant son âge entre 18 et 25 ans. Elle mesurait 5 pieds et un pouce et avait les yeux bruns, les cheveux châtains et le teint noir. On a aussi été en mesure de déterminer qu’elle n’avait jamais eu d’enfant.

Peu après la parution de l’article, on a réussi à l’identifier comme étant Claire Paré, 26 ans, originaire de Sherbrooke. Elle avait cependant habité à Montréal. Selon leur enquête, les policiers ont prétendu que le corps était resté trois jours dans le coffre d’une automobile avant d’être abandonné à l’endroit où on l’avait retrouvé. Mieux que cela, les enquêteurs ont pu remonter jusqu’à un suspect, un garagiste de Dollard-des-Ormeaux, du nom de Jean-Paul Cook, 36 ans. Séparé de sa femme depuis 1961, ce dernier avait vécu avec Claire.

En novembre 1965, Cook a finalement plaidé coupable à une accusation réduite de meurtre non prémédité. Selon le procès, on a compris qu’il l’aurait battu à mort le 24 février dans son sous-sol. Claire a succombé à une fracture du crâne et aussi à la strangulation. Ils se disputaient souvent depuis quelques mois. Cook entrevoyait mal l’avenir, car il sentait que leur séparation devenait imminente et il pensait à cette maison qu’ils avaient acheté conjointement. Il aurait donc conservé le cadavre durant quelques jours, probablement le temps de réfléchir à un endroit pour s’en débarrasser. Ainsi, il a créé trois scènes de crime : son sous-sol, sa voiture et le lieu de la découverte.

Cook a été condamné à la prison à vie.

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